Un blog destiné à tous les locuteurs français qui s’intéressent à la langue anglaise
DE DIVONNE-LES-BAINS À LOS ANGELES : UN PONT ENTRE LE MONDE FRANCOPHONE ET LA CULTURE ANGLO-AMÉRICAINE
Le 27 août dernier, la
Faculté de droit de l'Université McGill (Montréal, Canada) a organisé, sa
sixième journée d'étude annuelle de jurilinguistique.
Cette discipline
nouvelle, dont le nom apparaît pour la première fois en 1982 dans une
publication scientifique du Conseil de la langue française du Québec,
intervient désormais en lexicographie ainsi que dans la production de textes
juridiques, leur révision, voire même leur interprétation. Il ne faut pas
s'étonner qu'elle ait vu le jour au Canada, pays bilingue et pluriculturel, où
à la difficulté de traduire les textes de droit s'ajoute la cohabitation de
deux systèmes juridiques : le droit coutumier (common law) et le droit
écrit (code civil de la province de Québec). Situation que la France a connue
jusqu'à ce que Bonaparte mette la dernière main à l'œuvre de codification des
coutumes en faisant adopter le code civil (le 21 mars 1804).
La bienvenue à notre nouvelle contributrice, Carole Josserand. Née à Lyon, elle a grandi dans un environnement bilingue
anglais/français. Après avoir réussi l'option internationale du
baccalauréat scientifique, elle est partie faire ses études en Angleterre
où elle a effectué une Licence de langues (italien, allemand et russe), à
l'Université de Birmingham. Quatre ans plus tard, Carole s'est installée à
Londres pour suivre un Master en Traduction et Interprétation à
l'Université de Westminster.
Dans le cadre de sa licence, elle a eu la chance de
pouvoir passer cinq mois à Moscou, Russie ; cinq à Berlin, Allemagne et
enfin, un mois à Florence, Italie. Cette expérience l'a extrêmement
enrichie, tant sur le point personnel que linguistique et culturel : la
permettant de mieux maîtriser ces langues et d'approfondir sa
compréhension de ces cultures et de leurs peuples.
Carole travaille actuellement à l'Union Internationale
des Télécommunications, à Genève, en qualité d'assistante du Chef
interprète, tout en maintenant son activité de traductrice en
freelance.
Bienvenue âRos qui et très active et célèbre dans le monde de la traduction littéraire, comme il s'avére dans l'interview qui suit. Ros habite Londres, où
elle gère sa propre agence de traductions (Ros Schwartz Translations Ltd.) Elle traduit du français vers
l'anglais. Son CV est ci-joint.
Ros Schwartz, Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres
Q. Since you completed your university studies in France, you've been extremely active both as a literary translator and in many branches of the translating profession. We'll talk about your career in a moment, but take us back to your school years. Where were you brought up, at what age did you begin to study French and how strong was your command of French when you entered University?
My parents instilled in me a love of the French language, literature, music, food and wine that has become a lifelong passion. They were both ardent Francophiles, which was quite unusual for 1950s austerity Britain. The songs I heard in my cradle were those of Edith Piaf, Charles Trenet, Yves Montand and Mistinguett. They sang me to sleep with En passant par la Lorraine and taught me to sing Au Clair de la Lune before I knew my ABC.
When they didn't want me to understand what they were talking about, my parents would speak to each other in French, so naturally I made it my business to decipher and master this language very quickly.
At school, an inspirational French teacher, Miss Tucker, passed on to me her love of French literature, and I embarked on a French degree. But I wasn't cut out for academia, and the University of Kent and I parted company. I ran away to Paris, aided and abetted by my tutor, David Bradby, the distinguished historian of French theatre who remained a dear friend until his death in 2010. He helped me find my first job as an assistante in a Paris Lycée. I spent 8 years in Paris, doing a variety of odd (and I mean odd!) jobs (including working for the Gare d'Austerlitz telephone information service – there are probably people stillwandering around Bordeaux today trying to find the train to Port-Bou). During those years I steeped myself in every aspect of French life, from signing on as student at the radical university of Vincennes to picking grapes in Provence, unaware at the time that this was the best possible training for a literary translator. My friends in Paris devoted themselves to teaching me the slang of Belleville and the poetry of Verlaine.
par Juliette Scott, traductrice professionnelle et chercheuse à l'Université de Portsmouth, Grande-Bretagne, qui gère le passionnant blog From Words to Deeds : translation & the law,dont le but d'établir des passerelles entre la théorie et la pratique ainsi qu'entre les traducteurs, les interprètes et les professionnels du droit.
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Ce petit article fait partie d'une série que j'ai intitulée « What exactly is… ». (cliquez ici pour en voir d'autres, en anglais).
L'émergence relativement récente du poste de « lawyer-linguist » m'intéresse depuis un certain temps maintenant. Le terme s'est retrouvé également sur Twitter cet été avec une foison d'offres d'emploi de la Banque centrale européenne couvrant plusieurs langues.
Bien que cet intitulé semble assez nouveau, vous pouvez voir ci-contre un « lawyer-linguist » des temps anciens : Cicéron…
La vidéo ci-dessous (en anglais), publiée par EU Careers et d'une durée de 7 minutes, donne un aperçu global du travail des « lawyer-linguists » à la Commission Européenne. Inter alia, on nous explique, avec véhémence, que ce travail n'est pas celui d'un traducteur.
Le terme utilisé en français par l'Office européen de Sélection du personnel est « juriste linguiste ». Chose intéressante, le Parlement européen a publié un communiqué de presse au mois d'août (disponible uniquement en anglais pour l'instant dans lequel on constate que l' « on est loin d'être juste un service linguistique » (italiques rajoutés).
Cependant, cela n'est qu'une vision partielle de la chose. En cliquant ici, vous pouvez lire un dépliant sur le travail d'un « lawyer linguist » en langue anglaise à la Cour de Justice de l'Union Européenne à Luxembourg, dans lequel vous verrez que les fonctions sont explicitement et principalement la traduction. Ce dépliant ne semble pas exister en version française, mais vous pouvez lire la description du poste en français ici.
D'autre part, ce terme anglais n'est pas le seul. Au Canada on parle du « jurilinguiste », que l'on peut définir comme suit : « Un jurilinguiste fournit des conseils se rapportant à la terminologie, la syntaxe, la phraséologie, l'organisation d'idées et le style appropriés au langage du droit et, plus précisément, au discours législatif et aux sujets y afférant, ainsi que, dans le contexte de propositions de loi et règlements bilingues corédigés, des services de comparaison afin d'assurer une équivalence entre les versions anglaises et française. » Ici on s'approche davantage de l'aspect « linguistique ».
D'autant que je puisse le voir, il s'agit aussi d'un sujet très sensible. Certaines agences de traduction font leur promotion en faisant valoir que les traductions juridiques au sein de leur agence sont effectuées par des « lawyer-linguists », laissant entendre ainsi que de « seuls » traducteurs seraient en quelque sorte moins efficaces. Certains traducteurs « freelance » s'auto-décrivent comme des « lawyer-linguists » lorsqu'ils sont qualifiés à la fois en droit et en traduction, quel que soit le diplôme. A mon sens, une amélioration de la qualité s'obtient par la collaboration : que ce soit entre le client et le traducteur, le traducteur et le juriste, ou bien avec d'autres experts. Plus il y aura d'échanges d'information, avant et pendant le travail de la traduction, mieux s'en trouvera le résultat.
En ce qui concerne les programmes universitaires, l'Université de Poitiers propose un Master professionnel« juriste-linguiste », appelé aussi JULI, depuis 2001, bien qu'il n'y ait pas d'indications précises sur les professions adoptées par leurs anciens élèves. En Lettonie, la Riga Graduate School of Law propose un Master en « Legal Linguistics » qui « vise les études de droit et de langues, donnant aux juristes et aux linguistes des connaissances interdisciplinaires pertinentes dans les deux domaines ».
Il existe même une Association of Lawyer-Linguists, basé en Slovaquie. Elle semble néanmoins cibler les personnes travaillant au sein des institutions européennes, et leur site web ne montre pas d'activité depuis 2010.
Pour terminer, je vais revenir à mes passerelles. Doit-on forcément se limiter à des camps opposés ? Ne pourrait-on pas trouver une meilleure façon d'associer les deux champs de compétences ?
Qu'en pensez-vous ? Vos commentaires m'intéressent fortement.
Les 20 et 21 Septembre 2012, la Direction générale de la traduction
(DGT) de la Commission européenne organisera la deuxième édition de ses Journées des études de traduction à Bruxelles.
Lors de cet événement, les représentants du monde universitaire, des
services de traduction publics et de l'industrie langagière se réuniront
pour discuter des études couvrant un large éventail de sujets
concernant la traduction, le multilinguisme et la terminologie juridique
internationale.
Pour consulter le programme préliminaire (en anglais, français et allemand) de l'événement, suivez ce lien.
Richard III, dernier roi Plantagenet d'Angleterre (1452-1485) [1], est mort à l'âge de 32 ans, à la bataille de Bosworth Field, prés de la ville anglaise de Leicester. [2] Sa mort a mis fin à la guerre des Deux Roses entre la famille d'York, dont l'emblème était une rose blanche, et la famille de Lancastre, dont l'emblème était une rose rouge.
Richard III, roi d'Angleterre
Il paraît que des archéologues britanniques viennent de découvrir le squelette présumé de Richard III, percé d'une flèche, sous un parking du conseil municipal, au centre de Leicester (prononcer Leister) À l'endroit où, de l'avis des chercheurs anglais, se trouvait la chapelle des Greyfriars, sépulture dusouverain félon [3].
Leicester (Angleterre)
Sous le regard de deux figurants vêtus en chevaliers, un ouvrier marque le site des fouilles. Dans le fond, un archéologue sonde le sol avec un détecteur radar.
En Angleterre, les automobilistes handicapés ont droit à un badge bleu les autorisant à garer leur véhicule plus longtemps que prévu par la législation locale en vigueur.
Le 30 juin, nous avons publié un article intitulé: « Les oies de
Californie fêtent le 1er juillet 2012 » à propos de la
décision du législateur californien d'interdire aux restaurateurs de Californie
de vendre du foie gras.
Sans vouloir gaver nos lecteurs
d'informations à ce sujet, nous faisons ci-après le point des événements
importants qui ont fait suite à la décision du législateur californien, et qui
pèsent lourdement sur l'avenir des relations franco-américaines. Le 11 août, le
Los Angeles Times a publié un article intitulé: "French gag on
California foie gras ban." [ L'interdiction du foie gras étouffe les
Français ]. Le journal citait une déclaration de Guillaume Garot, le Ministre
français délégué à
l'agroalimentaire :
« Je veux convaincre nos amis californiens que le foie gras est un bon produit et qu'il est synonyme de convivialité, de partage et, d'une certaine manière, de bonheur. »
Garot a dit avoir pris rendez-vous avec l'ambassadeur des États-Unis en France, S.E. Charles Rivkin, afin de traiter du commerce des produits alimentaires entre les deux pays.
La bataille de Fontenoy se déroula en présence du Roi Louis XV et du Dauphin. L'issue du combat fut longtemps incertaine, les Anglais se révélant, comme à l'accoutumée (Azincourt, Malplaquet, Waterloo, etc.), des adversaires coriaces. L'armée anglaise avait déjà beaucoup souffert quand le duc de Cumberland eut l'idée de masser en colonne son infanterie et de charger le centre de l'armée française. Lorsque la tête de cette colonne fut à cinquante pas des gardes-françaises, les officiers se saluèrent réciproquement et Lord Hay, sortant des rangs, dit en ôtant son chapeau, « Messieurs, les gardes-françaises, tirez !» Alors, le comte d'Auteroche, s'avançant à son tour, répondit d'une voix forte, « Après vous, Messieurs les Anglais, nous ne tirons jamais les premiers. »
par notre collaboratrice, Nadia Price, dont l'excellent blog anglais-français,Le mot du (bon)jour, se trouve à lemotdubonjour.wordpress.com
Certains diraient qu'ils sont fous, ces traducteurs, d'autres qu'ils font preuve d'un professionnalisme exemplaire. Alors que le grand public perçoit souvent la traduction comme un métier en voie de disparition vu le développement de technologies en « équations interlinguales » (ou officiellement, Traduction automatique…), une centaine de traducteurs français-anglais dévoués se sont réunis du 18 au 22 août au Québec pour perfectionner leurs compétences langagières lors de la conférence « On traduit dans l'Estrie », organisée par Anglocom. Pour ces professionnels insatiables, quelle est la recette d'une conférence réussie ?
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