Un blog destiné à tous les locuteurs français qui s’intéressent à la langue anglaise
DE DIVONNE-LES-BAINS À LOS ANGELES : UN PONT ENTRE LE MONDE FRANCOPHONE ET LA CULTURE ANGLO-AMÉRICAINE
À l'occasion de la Fête Nationale irlandaise, nous avons demandé à notre collaboratrice londonienne, Carole Josserand, de présenter un aperçu historique de la Grande Famine, un épisode qui marqua profondément l'identité du peuple irlandais. Née à Lyon, Carole a grandi dans un milieu bilingue anglais/français. Après avoir réussi l'option internationale du baccalauréat scientifique, elle est partie faire ses études en Angleterre où elle a fait une licence de langues (avec la combinaison italien, allemand, russe) à l'Université de Birmingham. Quatre ans plus tard, Carole s'est installée à Londres pour suivre un Master en Traduction et Interprétation à l'Université de Westminster.
Dans le cadre de sa licence, elle a eu la chance de pouvoir passer cinq mois à Moscou (Russie), cinq autres à Berlin (Allemagne) et, enfin, un mois à Florence (Italie). Cette expérience l'a extrêmement enrichie, tant sur le plan personnel que du point de vue linguistique et culturel. En effet, elle a pu mieux maîtriser ses différentes langues et approfondir sa compréhension des cultures et des peuples au sein desquels elle a vécu.
Carole travaille actuellement à l'Union Internationale des Télécommunications, à Genève, en qualité d'assistante du Chef interprète. Elle continue également à traduire. Comme on s'en apercevra dans ce qui suit, ses talents vont bien au-delà de son domaine professionnel.
Il était une fois,
dans la douceur et le calme du Galway,
Un
homme, Michael, et une femme, Mary,
Déchirés
par la misère de leur propre pays…
Figure 1 :
Mémorial aux victimes de la
Grande Famine, Dublin
Exactement soixante-dix ans après qu'Humphrey Bogard ait répliqué à Ingrid Bergman : « Nous aurons toujours Paris », à la fin du film Casablanca, Paris accueille, en cette fin d'année 2012, trois grands événements culturels qui sont autant d'aspects différents de l'interpénétration culturelle franco-américaine dans le domaine de la peinture et du cinéma.
Audrey Hepburn
Jusqu'au 15 décembre dernier, dans la salle Saint-Jean de l'hôtel de ville de Paris, s'est tenue l'exposition Paris vu de Hollywood. Mais, direz-vous, pourquoi Paris ? Il se trouve que la capitale française est de loin la ville étrangère la plus présente dans le cinéma américain. Plus de 800 films ont été tournés à Paris ou dans un Paris reconstitué en studio. Ernst Lubitsch qui y situa une dizaine de ses films, sans jamais y tourner un seul plan, eut un jour cette boutade : « Il y a le Paris-Paramount, le Paris-MGM et le Paris en France ». En effet, aux yeux des réalisateurs américains, Paris a toujours été le cadre idéal des histoires d'amour et des scénarios-mystères. Et cela, depuis Le roman de Marguerite Gautier (1936) de George Cukor jusqu'au Hugo Cabret (2011) de Martin Scorsese, en passant par Les Trois Mousquetaires (1948) de George Sydney, Un Américain à Paris (1951) de Vincente Minelli et même Les Aristochats (1970) de Wolfgang Reitherman. Tour à tour synonyme de luxe et de raffinement au temps du cinéma muet, de cadre mondain ou de haut-lieu du divertissement avec Moulin-Rouge de John Huston ou Gigi (1958) de Vincente Minelli, Paris est désormais tantôt le théâtre de films d'enquêtes et d'aventures, tantôt un îlot de nostalgie au charme décadent. Réalisée avec la collaboration de la Cinémathèque française et le soutien des services culturels de l'Ambassade des États-Unis d'Amérique, l'exposition s'est voulue très didactique. De nombreux panneaux et des bornes interactives renseignaient le visiteur le long d'un parcours chronologique en plusieurs étapes : le Paris historique du muet, le Paris raffiné de la comédie sentimentale, l'apogée du Cancan film, Hollywood joue dans Paris et, enfin, Paris action, avec des productions aussi récentes que le Midnight in Parisde Woody Allen.
Des écrans diffusaient des séquences de films et des vitrines présentaient des accessoires (chaussures de Gene Kelly, robes d'Audrey Hepburn, etc.) Le public n'a jamais désempli et, l'entrée étant gratuite, il n'était pas rare d'attendre une heure dans la rue de Lobau !
Une Américaine à Paris : Mary Cassatt au Mona Bismarck American Center
Installée à Paris en 1870, Mary Cassatt (1845 – 1927), encouragée par Edgar Degas, sut vite s'imposer dans le monde de la peinture en exposant au Salon de 1872 et en adhérant (en 1879) au groupe des Impressionnistes. Avec Berthe Morisot, elle allait démontrer que cette école pouvait aussi se décliner au féminin. Privilégiant les sujets liés à la maternité et à l'enfance [Nourrice et enfant (1874)], elle est le peintre de la femme par excellence, au style à la fois ferme et délicat. Aucune rétrospective de son œuvre n'a jamais été tentée jusqu'ici et ce qu'on nous propose cette fois n'est qu'une première approche, constituée de près de 70 gravures, pastels, aquatintes et dessins provenant essentiellement de la collection du marchand Vollard. Suffisamment, malgré tout, pour démontrer la maîtrise technique et artistique d'une Américaine qui s'épanouit en France et contribua ensuite à faire connaître chez elle les maîtres de l'art pictural français de la fin du XIXe siècle. Une passerelle au-dessus de l'Atlantique !
L'inimitable Edward Hopper, peintre de la lumière et de l'attente
Self-portrait [Autoportrait](1925-1930)
Compartiment C, Car 193 [Compartiment C, voiture 193] (1938)
Enfin, depuis le 10 octobre et jusqu'au 28 janvier 2013, aux Galeries nationales du Grand Palais, une exposition à ne manquer sous aucun prétexte : Edward Hopper. Autre artiste qui doit autant à l'Europe qu'à l'Amérique - mais que seule l'Amérique pouvait enfanter - Edward Hopper (1882 – 1967) est le sujet de l'exposition la plus complète jamais organisée jusqu'ici. Les premières salles sont dédiées aux années d'apprentissage à la New York School of Art (de 1900 à 1924), entrecoupées de trois séjours à Paris (1906, 1909 et 1910) au cours desquels Hopper subit l'influence des maîtres français, Degas et, surtout, Marquet. Ses premières huiles sur toile (Pont à Paris, Le Pont des Arts, Le Quai des Grands Augustins) sont nettement post-impressionnistes. Il fait aussi une découverte qui l'influencera durablement, celle de la lumière. Hopper écrit :« La lumière était autre que tout ce que je connaissais. Même les ombres brillaient, et il y avait beaucoup de lumière réfractée. Jusque sous les ponts, dominait une certaine clarté. » Les ponts, déjà omniprésents, comme les voies ferrées et les navires. Revenu à New York, et parce qu'il lui faut vivre, le peintre se lance dans l'illustration commerciale. Il dessine des couvertures de revues (pour Hotel Management, Wells Fargo, etc.)et commence une série d'aquarelles représentant des résidences néo-victoriennes des environs de New York qui annoncent son œuvre future. Les décors architecturaux occuperont dès lors une grande place dans sa peinture. Ce bâti, souvent extravagant, des débuts du XXe siècle et qui va progressivement disparaître au profit des grands immeubles modernes, fascine visiblement Hopper [Maison au bord de la voie ferrée (1925), Laville (1927), Tôt un dimanche matin (1930)] . D'ailleurs, l'exposition ménage plusieurs « entractes », espaces obscurs de transition entre les différentes étapes de l'évolution d'Hopper. Des séquences filmées y sont projetés montrant le New York bourdonnant d'avant la grande Crise économique ou des diaporamas de couvertures dessinées par Hopper pour des revues de grande diffusion. Cela permet de mieux situer la période et le milieu au sein duquel mûrit le talent si original de l'artiste, mais aussi d'apprécier son extraordinaire coup de crayon. À mesure que le temps passe, les paysages et les scènes de rues cèdent la place au thème du commerce mystérieux des êtres. Ce n'est plus « un rayon de soleil découpant une architecture », mais un ou plusieurs personnages qui attendent, semblant plongés dans une profonde méditation, le plus souvent rivés à une fenêtre qui est une échappée sur le monde extérieur [le célèbre Noctambules (1942) Conférence nocturne (1949), Gens au soleil (1960)]. Transmis avec une extrême minutie, le message d'Hopper traduit-il l'incommunicabilité des êtres, l'attente, la solitude? Ou tout simplement la lumière ? À propos de Chambres au bord de la mer (1951), l'artiste écrit justement : « Peut-être ne suis-je pas très humain. Mon désir consistait à peindre la lumière du soleil sur le mur d'une maison. »
People in the Sun [Gens au soleil] (1960)
Railroad Sunset [Coucher
de soleil sur voie ferrée] (1929)
Bienvenue a notre nouvelle contributrice, Émilie Lecours. Émilie a fait ses études secondaires dans le cadre du programme d'Éducation International, où elle a appris l'anglais et l'espagnol. Elle a poursuivi ses études en langues au Collège Régional Champlain, où elle a acquis une base en latin et en allemand. Elle étudie aujourd'hui à l'École de traduction et d'interprétation de l'Université d'Ottawa. Elle s'intéresse particulièrement à l'apprentissage des langues et souhaite devenir enseignante en français et en anglais langue seconde.
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Latin is a language
As dead as dead can be
First it killed the Romans
And now it's killing me...
Que les sceptiques soient confondus, vous avez bien lu, le latin reprend du service grâce au Vatican. Ce n'est une surprise pour personne si, au sein de la communauté catholique (et à la cité du Vatican), le latin est toujours vivant. Mais attention, Benoît XVI désire aller plus loin.Pour redorer le blason du latin, il créera, à cette fin, une Académie de la langue latine. Cette assemblée savante aura beaucoup de pain sur la planche, puisque les langues ont énormément évolué et qu'elles évoluent toujours.
C'est une histoire de contrefaçon entre personnes du beau monde – celui du luxe - où l'on préfère parler de concurrence déloyale. Une histoire qui, en fin de compte, se termine par une sorte de gentlemen's agreement, même si cela est allé jusque devant les tribunaux, ceux de New York en l'occurrence.
Retour en arrière : avril 2011, les maisons Yves Saint Laurent et Christian Louboutin s'opposent pour une histoire de semelles de chaussures… rouges. Rouges comme celles vues dans la collection – américaine - printemps-été 2011 d'Yves Saint Laurent.
Yves Saint Laurent
« Concurrence déloyale et violation de marque commerciale » accuse alors le créateur Christian Louboutin. Et ses avocats de justifier : toutes les fashionistas savent que ce vernis écarlate sur la semelle d'un soulier est le signe distinctif de la marque de chaussures française, l'assurance de porter une paire de chaussures sexy et chic signées Louboutin, grâce à cette fameuse semelle, mais aussi, il est vrai, des talons très hauts perchés. Certains modèles grimpent jusqu'à 16 cm.
Christian Louboutin
Cette « caractéristique », c'est la « grande idée » de Christian Louboutin. Il y travaille depuis 1992 et a défendu son territoire en chassant impitoyablement toute contrefaçon de semelles rouges !
Christian Louboutin et les prunelles de ses yeux. Oertwig/Schroewig/ABACA
La filiale américaine d'Yves Saint Laurent n'aura pas échappé à la règle. D'autant qu'aux États-Unis, depuis que Carrie Bradshaw, Sarah Jessica Parker (l'héroïne de la série Sex and the City) a vanté le pouvoir d'attraction des vertigineux Louboutin, que Lauren Weisberger (le Diable qui s'habille en Prada) a également avoué sa dépendance, la marque est devenue très red carpet. Kate Moss, Kristin Scott Thomas, Monica Bellucci, Angelina Jolie, Elizabeth Taylor… Vingt après sa création, Christian Louboutin peut se vanter de chausser les femmes les plus « influentes »… Et pas la peine de leur demander la marque de leurs chaussures… La semelle rouge est toujours là, en signature.
L'effet star joue forcément sur les chiffres de vente. 700 000 paires de Louboutin se vendent en moyenne par an, dont 240 000 aux États-Unis*, terrain de la discorde. On comprend que Christian Louboutin tienne à ses semelles qui pesaient dans les 135 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2011. Débouté de sa plainte dans un premier temps, le tribunal de New York ayant jugé qu'une couleur ne pouvait être considérée comme une « marque déposée », le chausseur français a fait appel. Devant les juges d'appel, en août 2012, les avocats d'Yves Saint Laurent et de Christian Louboutin ont fini par se satisfaire de leur décision. Christian Louboutin sera le seul autorisé à proposer des chaussures à talons et semelles rouges… mais Yves Saint Laurent pourra continuer à commercialiser des escarpins à semelles rouges, à condition que la chaussure entière soit, elle aussi, écarlate !
L'expression « talons rouges »
désigne, selon Maurice Rat, un élégant à prétentions
aristocratiques. Elle remonterait à Philippe d'Orléans, frère de
Louis XIV et véritable arbitre des élégances de la Cour.
Le 27 août dernier, la
Faculté de droit de l'Université McGill (Montréal, Canada) a organisé, sa
sixième journée d'étude annuelle de jurilinguistique.
Cette discipline
nouvelle, dont le nom apparaît pour la première fois en 1982 dans une
publication scientifique du Conseil de la langue française du Québec,
intervient désormais en lexicographie ainsi que dans la production de textes
juridiques, leur révision, voire même leur interprétation. Il ne faut pas
s'étonner qu'elle ait vu le jour au Canada, pays bilingue et pluriculturel, où
à la difficulté de traduire les textes de droit s'ajoute la cohabitation de
deux systèmes juridiques : le droit coutumier (common law) et le droit
écrit (code civil de la province de Québec). Situation que la France a connue
jusqu'à ce que Bonaparte mette la dernière main à l'œuvre de codification des
coutumes en faisant adopter le code civil (le 21 mars 1804).
George Whitman (98 ans) et Christopher Hitchins (62 ans)
George Whitman, bouquiniste célèbre n'est plus
Figure emblématique de la bouquinerie parisienne, ami des écrivains et homme libre, George Whitman est décédé le 10 décembre, à l'âge de 98 ans. Selon sa fille Sylvia, il a finalement succombé à la congestion cérébrale qui l'avait frappé deux mois auparavant.
Arrivé à Paris dans l'immédiat après-guerre, George Whitman avait commencé très modestement à prêter et vendre des livres de langue anglaise. Sa boutique du 37 rue de la Bûcherie, sur la rive gauche, en face de Notre-Dame, s'appela d'abord Le Mistral, en l'honneur, non pas du vent provençal, mais de la poétesse chilienne Sylvia Mistral dont il admirait l'œuvre. Il y perpétua plus tard l'activité d'une autre Sylvia, S. Beach, la fondatrice de la première librairie Shakespeare & Company qu'avaient fréquentée Joyce et Hemingway. Plus qu'un bouquiniste, Whitman était un lettré, ami des artistes à qui il offrait même le gîte et le couvert, moyennant quelques heures de travail quotidiennes dans son magasin. Cette boutique où un écriteau résumait en gros caractères sa conception des affaires: Donne ce que tu veux et prends ce dont tu as besoin. Ce qui ne l'avait pas empêché d'installer, sur trois niveaux, ce qui demeure probablement la plus riche bouquinerie de langue anglaise de France et de Navarre!
Jean Leclercq
La librairie Shakespeare and Co à Paris
Christopher Hitchens, écrivain et polémiste anglais-américain, a disparu
L'écrivain et polémiste Christopher Hitchins est décédé jeudi 15 décembre à Houston à l'âge de 62 ans. Selon le magazine Vanity Fair, qui publiait nombre de ses chroniques, il a succombé à une pneumonie liée à un cancer de l'œsophage diagnostiqué au printemps 2010.
Journaliste, correspondant de guerre et critique littéraire, il est l'auteur de 25 ouvrages dont notamment Dieu n’est pas grand : comme la religion empoisonne tout. Après les attentats du 11 septembre 2001 revendiqués par Al Qaïda, Christopher Hitchens, athée militant, était devenu encore plus critique à l'égard de la religion. Il avait alors déclaré: « Je suis absolument convaincu que la religion, la religion organisée, est la source principale de la haine dans le monde. »
Le journaliste d'origine britannique s'est également bâti une réputation de polémiste adepte de la critique acerbe à l'égard des personnalités publiques. Il a notamment attaqué Bill Clinton, qualifié de « violeur » et d' « arnaqueur », démonté le mythe de Mère Térésa - une « naine albanaise fanatique », selon lui - ou bien encore enquêté sur Henry Kissinger, qu'il a qualifié de criminel de guerre.
Né au Royaume-Uni en 1949, Christopher Hitchens, diplômé de l'université d'Oxford, a commencé sa carrière comme critique littéraire à la revue New Statesman à Londres, avant de s'installer en 1981 à New York puis l'année suivante à Washington comme correspondant pour le magazine de gauche The Nation.
Il a ensuite évolué de la gauche vers la droite, en soutenant l'intervention militaire en Irak en 2003, en dépit des mensonges de l'administration républicaine de George Bush sur les prétendus arsenaux d'armes de destruction massive du régime de Saddam Hussein. Dans une interview accordée à Reuters en 2010, il a souligné que « Saddam était l'ennemi du monde civilisé et il aurait dû être supprimé bien avant », avant d'ajouter « tout ceci ne m'inspire aucun regret ».
Reuters / L’Express
Livres
Dieu n'est pas grand
Maison d’édition: Twelve
avril 2099
Arguably: Essays by Christopher Hitchens.
Maison d’édition: Twelve. Édité au Royaume-Uni sous le titre Arguably: Selected Prose. Atlantic.
Vahram Muratyan est un directeur artistique et concepteur graphique libéral de premier plan. Il est le cofondateur de ViiiZ (viiz.fr). Il se partage entre Paris et New York. Ses graphismes parallèles sur le thème des deux villes sont d'une qualité exceptionnelle tant sur la plan de la virtuosité technique que du brio créatif de l'artiste.
Il y a quelques mois, nous avons appris que les graphismes de Vahram avaient été réunis en un livre intitulé Paris versus New York, à paraître, en France, le 3 novembre 2011, aux éditions 10/18, ainsi qu'aux États-Unis, le 31 janvier 2012, chez Penguin. Le livre est ainsi décrit: «Un match visuel amical entre ces deux villes, c'est le regard d'un amoureux de Paris sur un New York rempli de détails, de clichés et de contradictions : suivez le guide.»
LeMot juste ayant sollicité la permission de reproduire certains des graphismes sur son site: L'auteur a jeté un coup d'œil au blogue et a donné sa permission, ajoutant même:
“Great blog, bravo. Je ne le connaissais pas. C'est sympa.”
Voici quelques-uns de ses graphismes:
La course
L’aéroport
Le réalisateur
Le matin
Un coffret de 100 cartes postales reproduisant des graphismes de Vahram tirés du livre sera diffusé en France, en mai 2012.
Dans la préparation de cet article, nous avons recueilli quelques photos de New York. Les voici :
Flickr – Songquan Deng
Flickr – monkeymud Flickr -Gary Buke
Flickr - andre stoeriko Flickr - geraldbrazell
Flicr - deepstoat
Coïncidence, notre collaborateur Jean Leclercq qui habite à Divonne-les-Bains (dans l'Ain), nous a informés d'une exposition de photos de New York par Olivier Robert qui se tient à L’Archipel des Mots, Livres d’occasion, 81, rue du Commerce à 01170 Gex, jusqu’ au 24 décembre 2011. (Renseignements supplémentaires sur cette exposition ou sur la librairie sont disponibles chez la propriétaire, Anne Soubra-Belay, tel/fax 04 50 20 40 24, ou sur le site www.larchipeldesmots.fr.)
Exposition d’Olivier ROBERT
81, rue du Commerce à 01170 Gex.
Nous avons aussi pris contact avec Eric Tenin, propriétaire du blogue Paris Daily Photo (lien), qui publie une photo de Paris tous les jours, pour lui demander la permission de reproduire certaines de ses œuvres.
Eric nous a répondu: «Oui, bien sûr, j'en serais flatté.» En voici quelques-unes:
Le Pont Mirabeau
La grande mosquée
Coucher de soleil sur Paris
Le port de l’Arsenal
Les Américains sur Paris
Woody Allen:
“To me Paris is a city that is like New York, a fast-paced, nervous, traffic-ridden, noise ridden metropolis where you know you’re alive in the street. It’s full of everything you want: art, culture, music, restaurants, theatres, movie houses by the millions. If I couldn’t live in New York, I would not move to Boston or Chicago or San Francisco. I would move to Paris.”
Ernest Hemingway
“If you are lucky enough to have lived in Paris as a young man, then wherever you go for the rest of your life, it stays with you, for Paris is a moveable feast.”
Les francophones sur New York :
Le Corbusier
“A hundred times have I thought New York is a catastrophe, and fifty times : It is a beautiful catastrophe.”
« Cent fois, j'ai pensé que New York
est une catastrophe, et cinquante fois
que c'est une belle catastrophe. »)
Simone de Beauvoir
“There is something in the New York air that makes sleep useless.”
« Il y a quelque chose dans l'air de New York qui rend le sommeil inutile. »
« Cette apothéose de l'équerre, de la règle et du fil à plomb évoquait assez bien le délire d'un géomètre. Pratique, propre, nue, impitoyable aux séraphins, la ville était belle par sa seule logique. J'en venais à me dire qu'on ne pouvait comprendre cette cité qu'à vol d'oiseau ou à distance de tir. Lorsque je cheminais dans ses rues, il m'était impossible d'admirer, comme à Paris, telle façade singulière, telle couleur de volet, tel détail de ferronnerie, mais, observées du haut des terrasses, ou du pont d'un bateau, les proportions de l'ensemble devenaient sublimes. »
La case de l'Oncle Sam. Paris, Librairie Plon, 1953, p.30.
Jonathan Goldberg. Traduit de l'anglais par Jean Leclercq.
À la suite des différents articles parus sur ce blog au sujet de la captivité et de la mort de Napoléon à Sainte-Hélène, Madame Cecilia Traniello, du Museo Nazionale del Risorgimento italiano di Torino, nous a fait parvenir la reproduction d'une image d'Épinal intitulée: « Mort de Napoléon-le-Grand » qui est exposée dans l'une des salles du musée.
Dans le style si particulier à ce genre d'estampes, l'Empereur y est représenté en agonie, entouré à sa droite de ses fidèles et, à sa gauche, de ses vainqueurs: la Russie, l'Angleterre et l'Autriche. La Révolution française et les guerres de l'Empire sont omniprésentes au Musée de l'Unité italienne car ses concepteurs y ont vu les prémisses du grand mouvement d'émancipation et d'unité des peuples d'Italie que l'on convient d'appeler le Risorgimento etqui mènera à la création de l'Italie moderne.
Turin, ex-capitale du royaume de Piémont-Sardaigne autour duquel s'édifiera l'Italie, possède de beaux monuments et de magnifiques musées. Outre le Musée égyptien, riche de la plus belle collection d'antiquités égyptiennes après celle du Caire, Turin offre un intéressant Musée du Cinéma, un Musée d'art oriental et, naturellement, le Musée national de l'Unité italienne (déjà cité), installé dans le splendide Palais Carignan où siégea la première assemblée nationale de l'Italie moderne. Une exposition historique permanente s'y visite à l'adresse: www.museotorino.it
Jean Leclercq
Ceux qui désirent visionner ou télécharger l'image de la mort de l'Empereur peuvent utiliser le lien:suivant:
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